Page d'accueil du site Navigation principale Début du contenu principal Plan du site Rechercher sur le site

Enquête sur les perspectives professionnelles dans le secteur de la finance: Baisse de prestige et chute des bonus: les temps sont durs pour les employés de la finance

11.07.2012 - 22:10

Presque la moitié des employés du secteur suisse de la finance sont d’avis que ces cinq prochaines années, leur profession perdra massivement de son prestige. Parallèlement, leurs salaires et leurs bonus diminueront de manière significative. En 2011, par exemple, 61,9% des personnes interrogées ont perçu un bonus plus faible relativement à l’année précédente, voire pas de bonus du tout. Tel est le résultat de la première enquête en ligne concernant les perspectives dans la branche financière suisse. Elle a été réalisée par le portail financier finews.ch et l’agence de communication Communicators en juin 2012 auprès de 500 employés du secteur de la finance.

Ces dernières années, la branche financière a déjà beaucoup souffert. Quelque 44,9% des personnes interrogées pensent que le prestige des métiers de la banque et des assurances diminuera encore ces cinq prochaines années, et 8,3% parlent même d’un recul massif.

Globalement, 53,8% des personnes interrogées considèrent leurs perspectives professionnelles comme « moyennes » et 15,6% déconseillent de travailler dans le secteur financier. Seul 2,1% d’entre elles estiment que les perspectives sont encore « très bonnes », et 28,6% les disent « intactes ».

Dans le même ordre d’idées, 42,1% des personnes interrogées s’attendent à une baisse des salaires fixes, 12,9% s’attendent même à un recul prononcé. Cet avis est encore plus clair en ce qui concerne les bonus, où 77,1% d’entre elles s’attendent à une baisse.

Les domaines non créateurs de valeur ont le vent en poupe

A l’avenir, les perspectives de carrière apparaissent comme particulièrement médiocres dans la banque d’investissement et dans le back office, ainsi que l’expriment respectivement 70% et 47,3% des personnes interrogées. En revanche, le domaine juridique et la compliance (71,7%), l’informatique (48,1%) ainsi que la gestion de fortune et de la banque privée (40,9%) offriront les meilleures perspectives de carrière pour les cinq années à venir. A l’exception de la gestion de fortune, ce sont ainsi en particulier les domaines d’activités créant la plus faible valeur ajoutée qui offrent les meilleures perspectives de carrière.

Ces données ont été récoltées auprès de 520 employés ou étudiants du secteur suisse de la finance. Il s’agit ainsi de la première enquête de ce genre réalisée en Suisse.

Le scepticisme des professionnels concernant la situation de leur branche d’activité s’exprime également en ceci que seul 43,7% d’entre eux choisiraient aujourd’hui « peut-être » une carrière dans la finance. Tandis que 35,6% des personnes interrogées déconseillent catégoriquement aux jeunes et aux diplômés de s’enrôler auprès de banques et de compagnies d’assurance.

Un employé sur cinq n’a pas perçu de bonus

Cette désillusion domine également en matière de salaires. L’année dernière, 22,6% des employés n’ont pas reçu de bonus, et 25,7%, un bonus inférieur à celui de l’année précédente. Seul 17,3% ont perçu un bonus plus élevé. Et pour 68,7% des participants à l’enquête, leur bonus s’est situé entre 1 et 25% de leur revenu fixe annuel.

Baisse du nombre d’emploi sur cinq ans

Plus des trois quarts de toutes les personnes interrogées (78,9%) s’attendent à un recul du nombre d’emploi dans la branche financière suisse ces cinq prochaines années. En ce qui concerne les engagements, les compétences les plus demandées seront à l’avenir les connaissances pointues en matière de finance (62,9% des mentions), les compétences sociales (55,4%) ainsi que de bonnes connaissances linguistiques en anglais, français, espagnol et italien (54,4%). La formation continue permanente ainsi que la capacité de réseautage joueront un rôle de plus en plus important (avec 52,5% chacune).

Connaissances pointues exigées

La formation d’officier à l’armée n’est presque plus demandée (3,8%); les compétences en matière de médias sociaux semblent à leur tour revêtir une importance étonnamment faible (16,3%). Concernant les expertises que les professionnels de la finance doivent désormais afficher, les formations métier en particulier semblent gagner en importance, comme le montre l’enquête. Parmi celles-ci on compte des formations complémentaires comme le CFA ou le diplôme fédéral (49,4%) ainsi que des diplômes (MAS, CAS, DAS) dans les domaines banque & finance (48,3%), la gestion de la compliance et le controlling (44,2%).

Les diplômes universitaires dans des domaines comme le droit (45,6%), la gestion d’entreprise (44,6%) et l’informatique (37,3%) continuent à avoir le vent en poupe. La préférence pour ce type de formations étaye l’observation que les domaines qui ne sont pas créateurs de valeur, comme le juridique et la compliance, ainsi que l’informatique, offrent les meilleures perspectives de carrière.

Cette enquête sera désormais réalisée chaque année.

Détails de l’enquête

Participants: 520

Sexe: 87% hommes/13% femmes

Classe d’âge: 19,3% 20-30 ans/48,9% 30-45 ans/28,7% 45-60 ans/3,1% plus de 60 ans

 

Plus d'infos: Communicators

SBM Logo