ALLERGAN reçoit le feu vert de SWISSMEDIC pour un test inédit sur cellules, entièrement in vitro pour le BOTOX® et le VISTABEL®
![]()
«Première» en Europe, cette approbation souligne le succès de la R&D d’Allergan qui s’engage en faveur des tests de stabilité et d'activité ne faisant pas appel à des animaux pour le BOTOX® et le VISTABEL®
Allergan a le plaisir d'annoncer que Swissmedic a agréé le test de stabilité et d'activité sur cellules entièrement in vitro pour le BOTOX® et le VISTABEL® (produits à base de toxine botulinique de type A, fabriqués par Allergan). Cet essai sera appliqué dans les plus brefs délais à la phase finale de fabrication des produits destinés au marché suisse. Inédit, ce procédé de test est le fruit de longues années de recherche et de développement. Il est le premier à avoir été élaboré et agréé pour une toxine botulinique sur le marché mondial, ne nécessitant pas d’expériences sur des animaux. L'autorisation accordée par Swissmedic se limite au BOTOX® et au VISTABEL®, deux produits d'Allergan à base de toxine botulinique de type A. Elle ne s’applique donc pas aux toxines botuliniques d'autres fabricants utilisant toujours les tests sur animaux.
«Nous sommes fiers d'avoir posé cet important jalon scientifique en développant un procédé sûr et efficace pour évaluer le BOTOX®, ne nécessitant aucun test sur des animaux», a déclaré Douglas Ingram, président d'Allergan en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. «Après les récentes approbations délivrées aux Etats-Unis et au Canada, Swissmedic est la première institution de surveillance de médicaments en Europe autorisant le remplacement des tests sur animaux exigés jusqu’alors par le nouvel essai sur cellules pour la reconnaissance et les tests de stabilité du BOTOX® et du VISTABEL®. Nous emboîtons le pas aux institutions de surveillance afin d’obtenir au plus vite l’autorisation du test dans les pays où nous commercialisons et distribuons déjà ces produits.»
Ces approbations récemment obtenues sont le fruit de plus de dix ans de travail de recherche et de développement par Allergan qui a investi environ USD 65 millions à cette fin. Cet engagement vise essentiellement à éviter au maximum les tests sur les animaux pour la fabrication du BOTOX® et du VISTABEL®. Avant le lancement du test sur cellules d'Allergan, les tests de stabilité et d'activité pour tous les produits à base de toxine botulinique se faisaient par le biais de la détermination de la DL50 sur les souris. Ce dernier était prescrit par les institutions de surveillance dans le monde entier afin d'assurer la sûreté et l'efficacité du produit en vue de sa commercialisation. Parmi les inconvénients de la DL50 sur souris, il faut mentionner l'implication d'animaux nécessaire par la structure du test, la complexité de certains processus, le manque de spécificité ainsi que la non-concordance des résultats entre les tests et les laboratoires.
«Nous sommes heureux que Swissmedic ait autorisé ce test inédit développé par Allergan, évaluant l'activité et la stabilité des neurotoxines sans faire appel à des animaux. Cette percée significative pour les sciences en matière de fabrication de neurotoxines représente aussi une étape logique et importante afin d’éviter le recours aux animaux lors des phases finales. Le test sur cellules d'Allergan fait désormais figure de référence parmi tous les fabricants de toxine botulinique. Il prouve que l’engagement et la persévérance permettent la découverte d'autres méthodes validées et fiables pour l’évaluation de médicaments, tout en préservant le plus haut niveau de sécurité pour les patients», affirme Michelle Thew, chef de la direction de la Coalition européenne pour mettre fin à l'expérimentation animale (ECEAE).
A ce jour, tant l'Agence européenne des médicaments (EMEA), la US Food and Drug Administration (FDA) que les institutions responsables de la santé publiques d’autres parties du monde obligent les fabricants de médicaments à justifier de la sécurité des consommateurs et de l’efficacité des produits au moyen de tests sur animaux et par d’autres méthodes. Unique et complexe, le BOTOX® est un produit à base naturelle, issu de la bactérie C. botulinum, dont l’utilisation est autorisée pour différentes applications médicales. Dans la fabrication de produits biologiques, la phase de test joue un rôle particulièrement important, puisque c’est le seul moyen de garantir de façon consistante la sûreté et l'efficacité de chaque lot de produits. Le BOTOX® et le VISTABEL® (appelé BOTOX® Cosmetic aux Etats-Unis et VISTABEX® en Italie) sont différentes appellations pour un même produit. Leur fabrication est identique: il est donc nécessaire de déterminer l'activité et la stabilité de chaque lot avant sa commercialisation, indifféremment de son utilisation à des fins médicales ou esthétiques. Il s’agit des seuls produits d'Allergan pour lesquels les institutions de surveillance du monde entier exigent des tests sur animaux afin de garantir la stabilité et l’activité avant son application sur l’être humain.
Test d'activité sur cellules (Cell-Based Potency Assay, CBPA) pour le BOTOX®
Toutes les tentatives précédentes visant à découvrir une méthode capable de remplacer les essais de détermination de la DL50 sur animaux pour les neurotoxines botuliniques ont échoué pour diverses raisons. La neurotoxine botulinique est l'une des substances naturelles les plus puissantes et son mode d'action est complexe à différents niveaux. Ingrédient actif du BOTOX®, la neurotoxine botulinique de type A purifiée empêche la libération de neurotransmetteurs par les terminaisons nerveuses, ce qui entraîne une réduction temporaire et locale de l'activité excessive du muscle ou de la glande. La quantité de neurotoxine contenue dans le BOTOX® est extrêmement faible; en effet, moins d'un gramme par année suffit pour approvisionner le monde entier.
Afin de représenter une véritable alternative à la DL50, le test d’activité doit réagir avec une sensibilité suffisante pour permettre de mesurer l’effet complexe d’une infime quantité de neurotoxine, telle que celle utilisée dans le BOTOX®, au niveau cellulaire. L’un des critères nécessaire pour la validation du test est la faculté d'évaluer tous les modes d'action primaires de la neurotoxine. Il doit aussi satisfaire à des exigences de contrôle de qualité extrêmement élevées et être conçu en fonction de l’envergure de sa production commerciale.
«Nous devons ce succès remarquable au travail de pionnier accompli depuis de nombreuses années par les scientifiques d'Allergan, à leurs connaissances approfondies en recherche et développement des neurotoxines ainsi qu’à l'engagement de notre société pour le principe des "3R", c'est-à-dire l'amélioration (anglais: refinement), la réduction et finalement le remplacement de tests sur animaux lors des étapes finales de la fabrication du BOTOX®», explique Douglas Ingram.
Allergan estime que grâce à ce nouveau processus, le nombre de tests sur animaux pour l’examen du BOTOX® et le VISTABEL® sera réduit de 95%, voir même plus, dans les trois prochaines années si d'autres institutions de surveillance l’autorisent.
Il est important de noter que les toxines botuliniques ne peuvent être remplacées. Le nouveau test d’activité sur cellules pour le BOTOX® et le VISTABEL® a été spécialement développé pour la composition de la toxine botulinique de type A d'Allergan. Cette société analyse actuellement les possibilités d’accorder une licence pour sa technique de pointe à des tiers partageant le même engagement pour le remplacement des tests sur animaux par une alternative n'y faisant pas appel.
Plus d'infos: Allergan, Inc


