
Situation générale
Nous attendions un mois d’octobre animé et nous sommes servis. Entre la publication des résultats des entre-prises, les réunions européennes et la dernière ligne droite des élections américaines, l’actualité bat son plein et a une influence assez aléatoire sur les marchés.
Si les résultats des entreprises sont dans l’ensemble conformes aux attentes, les perspectives affichées par les sociétés pour les prochains trimestres sont quelque peu timorées. Devant le manque de visibilité, les dirigeants préfèrent adopter une position prudente et ménager les attentes des investisseurs. General Electric, Nestlé, Coca-Cola, IBM et d’autres multinationales ont toutes souligné le léger tassement de la croissance au niveau mondial, y compris dans les marchés émergents. Si ce ralentissement de l’activité économique reste limité, certaines de ces sociétés ont été sévèrement punies en bourse.Du côté politique, nous sommes à J-15 de l’élection présidentielle aux Etats-Unis. Si les sondages réalisés par les médias donnent les deux candidats au coude à coude, le contrat financier lié à cette élection donne 63% de chance de victoire à Obama.
Cela signifie que celui qui doit engager des capitaux dans son pari pense qu’Obama l’emportera. Néanmoins, quelle que soit l’issue du scrutin, elle ne permettra pas une élimination rapide de la menace qui plane sur l’économie américaine avec, d’un côté, les coupes de dépenses gouvernementales et, de l’autre, des hausses d’impôt qui seront automatiquement actionnées si le Congrès et le Sénat n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un plan crédible de réduction du déficit budgétaire. Les chambres devront par ailleurs aussi se prononcer, probablement dans le premier trimestre 2013, sur le rehaussement du plafond de la dette. Le dernier relèvement qui avait tourné au bras de fer avait entraîné la perte du rating AAA pour la dette américaine.
Tous ces éléments confortent certainement la Réserve fédérale américaine dans son entreprise de stimulation de l’économie, visant également à propulser à la hausse la valeur des actifs, ceci afin d’augmenter la confiance des consommateurs et les pousser à dépenser à nouveau.
Dans ces conditions, les marchés financiers devraient faire preuve d’une certaine volatilité. Toutefois, les phases de repli devraient, pour le moment, plutôt être mises à profit pour accumuler des titres de qualité dans un environnement toujours dominé par l’action des banques centrales.
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