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Market 98 - Avril 2012


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L'actualité financière


 

01.02.2012 - 01:14 - Finance

L’étude d’AXA Investment Managers est formelle: les Suisses investissent de plus en plus dans les fonds

Pour la première fois, le nombre de détenteurs de fonds est remonté à son niveau d’avant la crise financière. L’étude d’AXA Investment Managers (AXA IM) est formelle: le taux de possession est passé à 17% après avoir stagné les deux années précédentes à 16% et avoir chuté de 17 à 15% en 2008. «Pour nous, la reprise continue en Suisse est un signe positif, d’autant plus que que le nombre de possesseurs de fonds en Allemagne et en Autriche évolue latéralement depuis un certain temps (et pas seulement depuis la crise financière) et recule peu à peu respectivement», déclare André Thali, responsable de la distribution en Suisse chez AXA Investment Managers.

Le nombre d’investisseuses augmente

Parmi les possesseurs de fonds en Suisse, la plus forte augmentation concerne la part de femmes. Si, selon l’étude représentative menée par l’institut TNS Infratest pour le compte d’AXA Investment Managers, la proportion de femmes parmi les possesseurs de fonds s’élevait à 41% l’année dernière, ce pourcentage est désormais passé à 44%. Cependant, 45% des femmes seulement pensent que le placement en fonds constitue un investissement adapté à la prévoyance vieillesse là où 54% des hommes se disent plutôt d’accord ou tout à fait d’accord avec cette affirmation.

La jeune génération considère les fonds comme un instrument d’épargne plutôt que de prévoyance vieillesse

Chez les moins de 40 ans, plus de la moitié des personnes interrogées considèrent les fonds comme étant un investissement adapté à la prévoyance vieillesse.

Cependant, un bon tiers de cette catégorie d’âge s’estime encore trop jeune pour investir dans un fonds. Le faible intérêt témoigné par les jeunes pour la prévoyance vieillesse recoupe les résultats d’une étude représentative publiée pour la première fois par AXA Investment Managers pendant l’été 2011 et qui cherchait à évaluer ce que les Suisses savent concernant les caisses de pension.

S’ils possédaient CHF 50 000 à l’heure actuelle, ils les placeraient également pour la plupart sur un compte d’épargne. Parallèlement, ils feraient cependant plus volontiers que toutes les classes d’âge l’acquisition de parts de fonds en supplément. La proportion correspondante est passée de 7% l’an dernier à 14%.

«Cette augmentation relativement importante indique que la jeune génération considère avant tout les fonds comme un moyen d’épargne plutôt que comme un instrument de prévoyance vieillesse», affirme André Thali. Au total, plus des deux tiers des personnes interrogées donnent clairement la priorité aux placements financiers par rapport aux valeurs réelles lorsqu’il s’agit d’investir CHF 50 000.

Évolution positive des connaissances concernant les fonds de placement

L’intérêt croissant témoigné aux placements financiers se manifeste également par une l’augmentation du niveau de connaissances. En effet, l’indicateur de mesure des connaissances AXA IM mis au point par TNS Infratest et calculé sur la base de questions permettant de tester les connaissances montre qu’après plusieurs années de recul ou de stagnation, le niveau général de connaissances de la population en matière de fonds affiche une augmentation de 3 points à 46. Entre le début de l’étude en 2007 et l’an dernier, l’indicateur était passé de 51 à 43 points. «Sur un total de 100 points, le niveau de connaissances des Suisses reste faible. La récente augmentation est cependant encourageante», déclare André Thali, commentant l’évolution positive du sondage actuel. Leur niveau de connaissances a augmenté en particulier auprès de la jeune génération et des personnes à hauts revenus.

En matière de connaissances des fonds, la Suisse se situe derrière l’Allemagne, où l’indicateur a augmenté de 2 points à 48, mais devant l’Autriche, où le taux élevé d’investisseurs mal informés a fait reculer le niveau de connaissances à 45 points.

Les Suisses se distinguent en particulier par le fait qu’ils connaissent davantage de types de fonds que les Allemands et les Autrichiens: ils connaissent non seulement les types de fonds classiques, mais également les instruments moins répandus tels que fonds mixtes et fonds monétaires. En outre, les Suisses sont plus nombreux à savoir qu’il existe des fonds spécialement conçus pour se prémunir de l’inflation.

Les Suisses portent un regard réaliste sur leurs connaissances des fonds

Lorsqu’il s’agit d’évaluer leurs connaissances, les Suisses et les Allemands sont devenus plus prudents. La proportion de ceux qui s’estiment experts en la matière dans les deux pays n’excède que de manière infime le pourcentage de ceux qui figurent parmi les mieux informés au niveau du test de connaissances. Ce sont les Autrichiens qui présentent le plus grand écart entre les connaissances qu’ils pensent posséder concernant les questions financières et la réalité. En effet, ils surestiment largement leur maîtrise.

La prudence dont font preuve les Suisses dans leur évaluation se retrouve également à la question qui concerne l’évolution de valeur qu’ils prévoient dans le cas d’un investissement de CHF 10 000 dans un fonds en actions sur 20 ans. En moyenne, les personnes interrogées situent la valeur finale à CHF 20 412, ce qui représente un montant de beaucoup inférieur à la valeur réelle de CHF 26 533.

«Cet écart important est peut-être en grande partie l’expression du pessimisme des personnes interrogées suite aux récentes turbulences boursières», pense André Thali.

Les Suisses investissent de plus en plus en dehors des marchés de confiance

En ce qui concerne les préférences géographiques en matière de placements, les possesseurs de fonds suisses investissent de plus en plus en dehors de leurs frontières, contrairement aux Allemands et aux Autrichiens. Outre les marchés européens de confiance, dont la proportion ne faiblit pas, ils sont désormais 47% à investir dans des fonds à l’échelle mondiale ou dans des fonds axés sur les pays émergents. En Allemagne et en Autriche, seule un tiers de la population investit en dehors de l’Europe. En matière de marchés émergents, les Suisses s’y connaissent relativement bien. Ils associent par exemple un potentiel de croissance plus important à ces marchés que les Allemands ou les Autrichiens.

Priorité aux fonds obligataires

En ce qui concerne les préférences en matière de catégories de placements, les possesseurs de fonds suisses ont investi majoritairement dans des fonds obligataires l’an dernier. La proportion a nettement augmenté, passant de 30 à 51%.

En revanche, certaines catégories de fonds ont baissé, en particulier dans les domaines des matières premières (-2 points de pourcentage), du marché monétaire (-4 points de pourcentage) et de l’immobilier (-7 points de pourcentage). La proportion de fonds en actions est en revanche demeurée quasiment inchangée à 68%. «Le renforcement des placements consentis dans les obligations se comprend lorsque l’on prend en compte le facteur de sécurité, constate André Thali. Cependant, cette évolution est surprenante dans la mesure où les personnes interrogées présentent toujours d’importantes lacunes en ce qui concerne cette catégorie de placement.» Ainsi, plus de la moitié des personnes interrogées savent que les fonds en obligations investissent dans des titres à revenu fixe. En revanche, 56% des personnes interrogées partent à tort du principe qu’elles contractent des engagements financiers en faisant l’acquisition de fonds obligataires.

Les fonds en actions et en obligations sont prépondérants dans les portefeuilles des investisseurs en Suisse, en Allemagne et en Autriche. Les portefeuilles des investisseurs allemands comportent un peu moins de 60% de fonds en actions et 41% de fonds en obligations. En Autriche, la part des fonds en actions représente 43%, pour près d’un tiers de fonds obligataires. Contrairement aux Suisses, les Allemands et les Autrichiens ont fortement développé leur exposition aux fonds monétaires. Les investisseurs des trois pays ont réduit leurs participations dans les fonds immobiliers et de matières premières.

 

Plus d'infos: AXA Investment Managers