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Market 95 - Janvier 2012


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01.09.2010 - 12:25 - Finance

Perspectives de placement de Sarasin: la "fin du début"

La première phase d’intervention de l’Etat dans ce qui ressemble à une lente sortie de crise au lendemain de la faillite de Lehman Brothers touche à sa fin. Le défi qui se profile sera de voir si les mesures de renflouement exorbitantes appliquées aux économies mondiales ont de réelles chances d’avenir, ou bien si – dès que les décideurs commenceront à inverser le cours de ces programmes – les économies retomberont, à l’instar du Japon, dans une croissance déflationniste proche de zéro. Ces craintes poussent les investisseurs vers les marchés obligataires d’Etat et cantonnent les actions dans une marge de négociation frustrante, quelle que soit la qualité des revenus qu’elles produisent. Néanmoins, dans ses récentes perspectives de placement, le groupe Sarasin prévoit que cela ne durera pas très longtemps: soit la croissance économique se stabilisera à un certain stade, les rendements obligataires se normaliseront et la bourse repartira, soit alors les banques centrales débloqueront plus de liquidités, les rendements continueront de chuter et finalement les investisseurs achèteront des actions de premier ordre afin de conforter leur bilan et leur rendement. Devant cela, Sarasin recommande la prudence quant aux investissements à haut risque pendant encore quelque temps et de rester patient et serein, et de profiter du flux de trésorerie inhabituellement volumineux et de la croissance des dividendes des actions de grandes capitalisations internationales "Nifty Fifty" que Sarasin continue de détenir au cœur de ses portefeuilles d’actions équilibrés.

Guy Monson, président du comité de placement:

"A présent, alors que les états ont "pris la température" et supprimé les mesures de renflouement, les résultats sont nettement mitigés. C’est cette incertitude qui règne dans les milieux d’affaires, financiers et politiques qui pousse les investisseurs dans les bras des marchés obligataires d’Etat, et cantonne les actions de tout premier ordre de grandes capitalisations internationales "Nifty Fifty" dans une marge de négociation frustrante, quelle que soit apparemment la qualité des gains ou des dividendes qu’elles rapportent. Nous présageons que cette situation ne devrait guère durer mais les investisseurs vont devoir être patients: soit la croissance économique se stabilisera à un certain stade, les rendements obligataires se normaliseront et la bourse repartira, soit alors les banques centrales débloqueront davantage de liquidités, les rendements continueront de chuter et finalement les investisseurs achèteront des actions de premier ordre afin de conforter leur bilan et leur rendement. Pour l’heure, restez sereins et profitez de la croissance exceptionnellement soutenue du flux de trésorerie et des dividendes d’actions de grandes capitalisations internationales "Nifty Fifty"."

Avec une inflation tendancielle aux Etats-Unis la plus basse ou presque depuis cinquante ans, James Bullard, Président de la Banque de réserves fédérale de St. Louis, a récemment publié un article scientifique prônant les vertus d’une politique monétaire plus éloignée des conventions. Il a suggéré qu’afin de contrer les attentes d’une inflation faible et déclinante, la Banque de réserves fédérale des Etats-Unis devait poursuivre activement les achats de bons du trésor au lieu de s’engager à maintenir les taux d’intérêt bas sur le long terme. Que ce soit juste ou non, les banques d’investissement peuvent être sûres que le débat portera sur le meilleur moyen de déployer leur arsenal limité et de renouveler leurs réserves afin de relancer suffisamment l’économie pour qu’elle échappe aux griffes de la déflation.

Vu le ralentissement économique aux Etats-Unis et en Chine, ainsi que l’austérité du budget national, les pressions inflationnistes dans la zone euro ont peu de chance de se manifester, de sorte que la stratégie de la BCE visant à mettre fin à l’assouplissement de sa politique monétaire ne pourra guère aboutir avant la mi-2011. Et, malgré le succès des tests de résistance de l’UE en vue de restaurer la confiance dans les banques européennes, la BCE va devoir continuer à leur fournir beaucoup de liquidités, tandis que les banques de marché (où les banques européennes peuvent obtenir des financements à court terme) restent fermées.

De même, au Japon, le Ministre de l’Economie, Satoshi Arai, déclare que le gouvernement a besoin de travailler avec la Banque du Japon (BdJ) pour répondre à la forte hausse du yen par rapport au dollar. Il a ajouté que le gouvernement était en pourparlers avec la BdJ à propos de la montée du yen et qu’il allait surveiller sa capacité potentielle d’entraver une reprise économique auto-suffisante – un autre candidat mondial à un programme d’assouplissement quantitatif imminent.

L’ironie de cette situation d’incertitude économique est que les revenus des entreprises restent extrêmement solides – jusqu’à 37% ce trimestre aux Etats-Unis, avec près de 75% des sociétés dépassant les prévisions – et des tendances similaires se dessinent dans l’ensemble des principaux marchés. Cependant, malgré l’attitude très frileuse du marché, il semblerait que la croissance mondiale reste stable; le mois dernier, les opérations du Fonds monétaire international (FMI) de cette année sont passées de 4,2% à 4,6% ce qui semble beaucoup pour les actions de premier ordre de grandes capitalisations internationales, extrêmement maigres. Les analystes financiers de Sarasin voient toujours des opportunités de gains dans les sociétés mondiales, en dépit de la récession économique ou presque.

Implications pour la stratégie d'investissement du groupe Sarasin

Le rendement des obligations d’Etat a accusé une nouvelle baisse lorsque la Banque de réserves fédérale a annoncé qu’elle allait maintenir son bilan en remplaçant les titres venus à échéance par des bons du trésor américains de 2 à 10ans. Alors que la banque hésite encore à acheter des obligations d’Etat à moyen et à long terme avec ces rendements, vu qu’elle ne peut convaincre ses clients de leur valeur à long terme, Sarasin s’est recentrée sur les chances d’appréciation des cours sur les marchés asiatiques locaux. Par ailleurs, Sarasin favorise les titres des marchés développés émis par les principales sociétés des pays émergeants et adopte une approche opportuniste axée sur la valeur des titres indexés à l’échelle mondiale.

En dépit de l’incapacité récurrente des banques européennes externes de se financer indépendamment de la BCE, la publication des tests de résistance menés par le CEBS a contribué à élargir favorablement l’éventail des placements dans le marché des capitaux d’entreprise. Ce sont des niches de valeur, malgré la faiblesse générale des rendements et les équipes de Sarasin, dédiées au crédit, aux marchés émergents et aux intérêts fixes indexés trouvent beaucoup de possibilités de plus-value, en dépit d’une observation prudente de la reprise prodigieuse des obligations d’Etat à long terme.

On comprend que les investisseurs restent perplexes devant les risques majeurs innombrables dont ils sont informés par les directeurs des banques centrales et la presse économique qui cependant contrastent avec le rendement constant des actions mondiales d'entreprises de premier ordre et la confiance que leur accordent leurs PDG. Sarasin recommande la prudence concernant les placements à haut risque, encore pour un moment, et de garder patience, mais aussi de rester serein et de profiter du flux de trésorerie inhabituellement soutenu et de la croissance des dividendes des actions de grandes capitalisations internationales "Nifty Fifty" que Sarasin continue de détenir au cœur de ses portefeuilles équilibrés.

 

 

Plus d'infos: Banque Sarasin