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Présidentielle sud-coréenne : victoire du favori Moon Jae-in, partisan du dialogue avec Pyongyang

09.05.2017 - 22:42
Le Sud-coréen Moon Jae-in, candidat du Parti démocrate, a largement remporté l'élection présidentielle, selon un sondage sorti des urnes mardi. Ce vétéran de la lutte pour les droits de l'homme est favorable à un dialogue avec Pyongyang

 

Sans surprise, le favori Moon Jae-in, ancien avocat spécialisé dans la défense des droits de l'Homme, a confortablement remporté, mardi 9 mai, l'élection présidentielle en Corée du Sud, selon un sondage sortie des urnes.

Le candidat du Parti démocratique, principale formation de l'opposition, a remporté 41,4% des voix, selon un sondage sortie des urnes, soit 18 points de plus que son challenger le plus proche, le conservateur Hon Joon-pyo, à 23,3%, selon ces études effectuées conjointement par les trois principaux réseaux télévisés du pays. Le scrutin se déroule en un seul tour et l'investiture du nouveau chef de l'Etat est prévue dès mercredi.

Âgé de 64 ans, il a été porté aux nues durant la campagne du fait de son implication dans les manifestations monstres de 2016 contre l'ex-présidente Park Geun-Hye, destituée à la suite d'un scandale de corruption.

Classé plutôt à gauche, Moon Jae-In est né en pleine Guerre de Corée sur l'île de Geoje, dans le Sud du pays, d'une famille pauvre de réfugiés qui ont fui le Nord. Sa mère, raconte-t-il dans son autobiographie, vendait des œufs dans la ville portuaire de Busan avec son bébé, lui, accroché dans le dos.

Candidat, il a promis de réduire le pouvoir économique détenu par les conglomérats familiaux sud-coréens, les "chaebols", dont les relations troubles avec le pouvoir politique ont à nouveau été exposées par le scandale Park.

Ramener Pyongyang à la table des négociations

Mais ses détracteurs l'accusent de manquer de poigne à l'égard de Pyongyang, en pleine période de tensions relatives aux ambitions nucléaires du régime nord-coréen.

L'avocat préconise en effet le dialogue et la réconciliation avec le Nord pour calmer la situation et ramener Pyongyang à la table des négociations. En décembre, il avait affirmé qu'une fois élu, il irait en Corée du Nord avant de se rendre aux États-Unis, puissance protectrice du Sud.

Interrogé sur cet étonnant positionnement, il avait expliqué qu'il voulait dire que sa priorité était de faire retomber la tension avec son voisin. Il s'est en outre montré plus hostile au déploiement en Corée du Sud du bouclier américain antimissiles Thaad qui provoque la colère de la Chine.

Dans un récent livre, M. Moon écrivait que Séoul devait apprendre à dire "non" à Washington, plaidant pour des relations "plus justes et plus équilibrées" avec l'administration américaine.

Avec AFP et Reuters

 

 

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